La lettre du moment

Les Lumières de Carrières –

Companeros” est un film uruguayen (coproduction uruguayenne, française, espagnole). Nous avons eu la chance de le voir en avant première et sommes encore sous le choc. Une chance aussi : malgré une diffusion légèrement inférieure à “Mais qu’est-ce qu’on a fait encore au bon dieu”, il est projeté chez nos presque homonymes “Les Lumières de Nanterre”. C’est un film absolument bouleversant d’Alvaro Brechner avec des acteurs dont la performance est formidable ; Antonio de la Torre, Cesar Troncoso et Ricardo jr (Chino) Darin. Remarquable prestation aussi au tournant du film, de Soledad Vilamil qui interprétait “Irene” la juge dans l’inoubliable “Dans ses Yeux”.
La post-production est signée de notre ami Laurent Chassaigne et la qualité du son n’est pas étrangère à la sensation que laisse le film.
C’est une histoire vraie qui a nécessité des années de recherches, de préparation et de tournage et nous fait connaître une période historique d’une des inhumaines dictatures d’Amérique du Sud. On peut écouter dans “L’heure bleue” l’interview du réalisateur, c’était hier le 28 mars.

Vus récemment et appréciés : Un film argentin à l‘affiche,  “Un coup de maître” de Gaston Duprat, cest le  même réalisateur que  “Citoyen d’honneur” que nous présentera Didier Albessart le 17 mai. L’acteur principal est Guillermo Francella que nous avons vu dans “El Clan”, nous sommes en territoire connu des Lumières de Carrières, l’Argentine, les scénarios sophistiqués à rebondisselments, un plan final à couper le souffle par sa beauté. Nous décernons également le “labal lumières au film de François Ozon  “Grâce à Dieu ” ,  sans revenir sur le thème qui prend aujourd’hui  un éclairage particulier, on peut évoquer une construction implacable, un film chorale dans lequel le quatuor magistral Melvil Poupaud, Denis Mélochet, Eric Caravaca et Swan Arlaud jouent leurs partitions, formidablement dirigés, je propose que lorsque la facilité fait dire à des interlucoteurs d’un ton dédaigneux “mmouais , un film français ! ” on leur oppose “François Ozon “. A sa technique toujours présente mais jamais omniprésente , on peut lui opposer celle de Yourgos Lanthimos  dans ” La favorite”, on dirait que cet homme veut assèner à chaque plan, chaque scène qu’il est bien le meilleur réalisateur du monde, Il y a du vrai et je suggère néanmoins d’aller voir le film , mais trop c’est trop (peut-être ?) Nous vous conseillons aussi : “Une intime conviction” d’Antoine Raimbault, surtout pour la plaidoierie de’Olivier Gourmet , subtile incarnation de Maître Dupond-Moretti.”Le chant  du loup ”  d’Antonin Baudry avec indulgence, grand spectacle , on peut le prendre à plusieurs degés et en sourire mais on ne s’ennuie pas. les acteurs se font  plaisir, Mathieu Kassowitz en tête. attention aux acouphènes !!! .“Green book sur les routes du sud”  de  Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali. pour la performance des acteurs et le sujet interessant, il faudra s’en souvenir quand vous viendrez voir “Intruder” au ciné-club le 26 avril.  “La Mule” de et avec Clint Eastwood un très bon Clint, l’impression que c’est son dernier film en tant qu’acteur. “Que me reste-t-il de la révolution ? ”  de Judith Davis. Et le très grand film selon nous : “Vice” de Adam Mc Kay, cèdons  à la facilité et copions collons le synopsis d’allo ciné : : “Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…” Il faut encourager “Baghdad Station”  de  Mohamed Al Daradji réalisateur irakien, au Saint André des Arts; ce film difficile à distribuer est d’une très grande qualité de fond et de forme, la post-production, mixage, extrèmement importante est due à notre ami Laurent Chassaigne. Un lien existe entre les deux derniers films cités, on peut y penser en voyant l’un ou l’autre…mais si vous pouvez allez jusque Saint André des Arts, vous ne le regretterez pas.

Et puis sur Netflix, vous pouvez prendre un mois de période d’essai et résilier, c’est ce que nous avons fait pour voir l’époustouflant “Roma” d’ Alfonso Cuarón. on peut regretter que de tels chef  d’oeuvre. Bien sûr mais, pensez à notre méthode. abonnement, visionnage, résiliation

 

 

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